Le festival Saperlipopette à Chambéry, où comment faire aimer la culture aux tout-petits
Proposer de la culture à des tout-petits, à première vue, ça ne paraît pas évident, mais c’est le défi que relève chaque année le festival Saperlipopette. Ce même festival dont on peut voir les affiches un peu partout depuis quelques semaines. Il s’adresse à une tranche d’âge bien spécifique et peu commune : les 0-6 ans. Et c’est plutôt complexe d’attirer et de plaire à ces enfants qui préfèrent jouer avec le décor que d’admirer ce qui se passe sous leurs yeux.
Du samedi 7 au samedi 28 février, le festival, qui est gratuit dans l’ensemble, prend place dans différents lieux de Chambéry : la médiathèque Jean-Jacques-Rousseau, la bibliothèque Brassens, ou au Scarabée, pour ne citer qu’eux. Cette année, le thème de la nuit permet de mettre au programme des boums, spectacles, expositions et ateliers. En bref, les enfants ont du choix !
« On a choisi ce thème, parce que cette année, c’est notre thématique de l’année pour l’ensemble des équipements culturels et partenaires. Il y a une exposition à Eurêka qui s’appelle Le Jour sur la Nuit. On s’est dit que c’est un super thème pour l’ensemble des équipements culturels, parce que c’est à la fois un thème scientifique, certes, mais c’est aussi un thème très poétique, qui permet d’aborder beaucoup de choses », explique Mélanie Faguer, responsable des relations culturelles au sein de la direction culture de la mairie.
Promouvoir la culture pour les plus jeunes
Mais pour la Ville, c’est aussi une manière de sensibiliser dès le plus jeune âge à la culture, et de permettre aux enfants d’apprivoiser les lieux où elle se trouve. La programmation est créée de concert avec les éducatrices de jeunes enfants et les secteurs culturels au sein du comité d’action culturelle dédié à la petite enfance de la Ville.
Et il y a d’ailleurs un double enjeu durant ces trois semaines : « Ce sont souvent les mêmes familles qui viennent. Ce qu’on veut, c’est qu’il y ait des familles qui ne viennent pas habituellement dans des lieux culturels qui soient présentes. On a mis un dispositif en place dans les crèches et, avec l’aide des auxiliaires, elles font la proposition à ces familles. Pour elles, les réservations ont été ouvertes quatre jours en amont. On essaie de diversifier le public. »
Des spectacles adaptés
Qui dit accueil du très jeune public, dit dispositif spécial. Pas de scène, les enfants sont au sol en autonomie, pour la plupart sur des coussins, et les parents un peu plus en retrait. Les spectacles ont des petites jauges et la durée est courte, entre 20 à 40 minutes. « C’est un public particulier, mais ça permet aussi de proposer des choses dans des lieux qui ne sont pas faits pour à la base », explique Mélanie Faguer.
C‘était le cas vendredi 13 février. Le spectacle Zoo dodo a investi une salle annexe au musée des Beaux-Arts. La pièce de la matinée s’est jouée sous l’œil (presque) attentif des enfants et entre deux œuvres d’art, qui surveillaient le décor de la pièce de théâtre : une chambre d’enfant .
Hugo Gentes