« C’était impressionnant » : le festival “En cours” a séduit petits et grands
Acrobaties, danse, chant et numéros comiques : voilà la recette de la jeune compagnie On ne peut pas oublier, issue du Centre régional des arts du cirque de Chambéry , pour régaler le public. « C’est la première fois qu’on vient, c’était impressionnant. Je ne m’attendais pas à ça », confie Sirma, une mère de famille. « J’ai apprécié le mélange des différents arts dans le spectacle. » Un moment également au goût de sa fille Eva, 9 ans. « La partie que j’ai préférée, c’est quand l’une des comédiennes est montée debout sur les épaules de son amie, alors qu’elle conduisait la trottinette. »
C’est toute la philosophie du festival de rue “En cours” , organisé pour la quatrième fois par PDG et Compagnie et le Fil à Retordre. « On vise un public familial avec des spectacles diversifiés. Il y en a pour tout le monde », explique Pierre-Antoine Baillon, comédien et cofondateur de PDG et Compagnie. D’où le choix d’un « lieu rassurant », en l’occurrence l’école Pasteur , pour accueillir l’événement.
Au début de la troisième et dernière journée de festival, dimanche 2 août, les organisateurs se sont réjouis de l’affluence. « Environ 1 500 personnes sont venues », s’enthousiasme Ludivine Vallaeys, chargée de production de PDG et Compagnie. « C’est comme une colonie de vacances pour adultes »
Une fréquentation essentielle au bon fonctionnement de l’événement. En plus des subventions publiques, le festival se finance essentiellement grâce aux dons au chapeau. « On compte vraiment sur la générosité des gens. S’il n’y avait pas le chapeau, le festival ne pourrait pas continuer. À chaque fois, on est à l’équilibre », poursuivent les deux organisateurs. Un choix assumé, plutôt que d’instaurer un tarif fixe. « Notre objectif est d’ouvrir la culture à tous. Sans les subventions, une place coûterait 15 euros par personne. »
Organisé du vendredi 31 juillet au dimanche 2 août à l’école Pasteur, le festival mobilise une quarantaine de bénévoles. Un engagement exigeant, mais vécu dans un climat chaleureux. « C’est comme une colonie de vacances pour adultes, il y a une super ambiance. Je pose des jours de congé pour venir. Ça me coupe de mon travail, même si, à la fin, on sort rincés », s’amuse Solène, 43 ans, bénévole pour la deuxième année consécutive.
Une atmosphère que ressentent également les circassiennes Georgie Johnson et Eva Morais, à l’issue de leur prestation. « C’est génial. On s’est senties très à l’aise sur scène. Le public nous a très bien accueillies. On partage des émotions avec les gens, c’est pour ça qu’on fait ce métier. »
Thimoté Bozzetto